Activité physique pour prévenir l’obésité chez les jeunes enfants

Reilly et al intitulent leur article, “ Activité physique pour prévenir l’obésité … ” et conclure, “ Des interventions alternatives [à l’activité physique] pour prévenir l’obésité chez les jeunes enfants sont nécessaires. ” 1 L’insistance sur l’absence d’impact de l’activité physique sur l’obésité est regrettable pour quatre raisons.

Premièrement, la variable indépendante n’a pas été manipulée avec succès: l’intervention n’a pas généré de différences dans l’activité physique ou le comportement sédentaire entre les groupes. Pourquoi s’attend-on à une # “ intervention de l’activité physique ” qui n’a aucun impact sur l’activité physique pour modifier l’équilibre énergétique ou “ l’obésité &#x0201d ;?

Deuxièmement, la principale mesure des résultats, l’indice de masse corporelle (IMC), est une mesure inappropriée de l’obésité pour deux raisons.

Les études sur l’obésité devraient se concentrer sur la composition corporelle plutôt que sur les mesures du poids corporel (IMC). Nous, comme Reilly et al, n’avons observé aucune différence de poids ou d’IMC dans les études d’exercices supervisés chez les enfants obèses.2 Cependant, l’absorptiométrie à rayons X à double énergie (DEXA) a montré des diminutions significatives de la masse grasse centrale. Le poids et l’IMC n’ont pas changé de façon concomitante car la masse musculaire des membres inférieurs a augmenté. Nous avons également observé des améliorations dans les pinces hyperinsulinémiques euglycémiques et la fonction vasculaire avec entraînement (AM Thompson et al, 14ème réunion scientifique annuelle, Australasian Society pour l’étude de l’obésité, Adélaïde, octobre 2005) .2 Une revue des études DEXA chez les enfants obèses a montré les impacts de l’exercice sur la masse grasse et la masse maigre3. Une conclusion sans impact sur l’obésité basée sur l’absence de changement de l’IMC est trompeuse.

L’IMC corrige pour les individus qui sont lourds parce qu’ils sont grands, un concept valide dans les comparaisons de population transversale. Cependant, dans les expériences longitudinales à l’intérieur des sujets, le changement de l’IMC revient à une mesure du changement de poids parce que les interventions n’altèrent pas la taille. L’utilisation du poids comme indice de l’obésité est imparfaite (ci-dessus). Chez les enfants, le changement de l’IMC n’est même pas une mesure valide du changement de poids parce que la taille change également. Reilly et coll. N’incluaient pas de données sur les changements de taille ou de poids ou sur la circonférence de la taille cinétique.

Troisièmement, aucune manipulation statistique ne modifie le fait fondamental que l’IMC n’est pas une mesure de l’obésité (adiposité) et que le changement de l’IMC chez les sujets n’est pas un indicateur du changement de l’obésité.

Enfin, l’IMC peut être pratique, précis et facile à recueillir, mais ces caractéristiques n’en font pas une mesure valable de l’obésité dans ce contexte.

Les études de recherche doivent fondamentalement manipuler une variable indépendante et mesurer l’impact sur une variable dépendante légitime. L’étude de Reilly et al a échoué sur les deux points. Le document a généré une attention médiatique internationale généralisée et malheureuse, mais compréhensible.4 L’exercice demeure une stratégie d’intervention clé pour la gestion de l’obésité chez les jeunes.